Le robot qui joue à l'homme |
le 28 novembre 2008 |
C'est une première : le robot Moloko a été fabriqué dans l'unique but de jouer dans une pièce de théâtre. Voilà une nouvelle qui nous questionne fortement, nous les êtres humains du XXIe siècle.
Les robots étaient à la base conçus pour faire le sale travail pendant que nous les hommes nous amusions tranquillement. Qu'allons-nous devenir si les robots se mettent à s'amuser à notre place ? S'ils jouent au théâtre parce que nous savons moins bien le texte qu'eux ? S'ils jouent à la playstation parce qu'ils manient mieux les joysticks ? S'ils jouent au golf parce qu'ils savent calculer la force du vent et anticiper les trajectoires ? S'ils défilent sur les podiums parce qu'ils ont les hanches mieux roulées que les nôtres ? S'ils mangent des gâteaux au chocolat parce que ça ne les fait pas grossir ? S'ils jouent de la guitare parce qu'ils peuvent avoir six doigts pour six cordes ?
Bref que nous restera-t-il à part regarder, à la télé, sur Internet, au théâtre, au cinéma, sur scène et ailleurs, leurs exploits surhumains ?
Les servir ?
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Imiter est le propre du robot |
le 18 octobre 2008 |
Comment un bébé apprend-il à parler ? En regardant ses parents remuer les lèvres et en les imitant ?
Comment un singe apprend-il à faire des grimaces ? En imitant les grimaces de son grand frère ?
Il semble bien qu'on apprenne un tas de trucs par imitation. C'est ce que se sont dit des scientifiques qui en avaient marre de créer des programmes pour rendre intelligentes leurs boîtes de conserve articulées, et qui obtenaient pour seul résultat... des boîtes de conserves articulées. Ces spécialistes se sont mis depuis quelques années à inventer des programmes qui permettent aux robots et aux ordinateurs d'apprendre en imitant. C'est-à-dire, et il s'agit là de magie pure, ils ont appris aux machines à apprendre toutes seules...
Les premiers résultats de l'auto-apprentissage sont spectaculaires. En témoigne ce robot hélicoptère qui a réalisé des voltiges complexes en imitant et améliorant les trajectoires d'un pilote professionnel.
Imiter n'est plus le propre des animaux. Il faut maintenant que nous partagions avec les robots notre capacité à faire des grimaces.
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Le premier Androïde est arrivé... il y a des siècles. |
le 03 octobre 2008 |
Les robots ne datent pas d'hier. Avant que Sony se lance dans la réalisation de son Asimo, qui n'est rien moins qu'un automate informatisé, nombreux sont ceux qui ont tenté de concevoir des être artificiels animés, autrement dit des automates.
Au XVIIIe siècle, à l'époque où la mécanique est en plein essor, un certain Jacques de Vaucanson se passionne déjà pour les automates. Il se distingue de ses contemporains en franchissant un pas au-delà de la boîte à musique, créant ce qui est considéré comme le premier androïde, un joueur de flûte. On retrouve l'idée dans les inévitables carnets de Léonard de Vinci, et l'on peut remonter au Moyen-âge pour voir émerger le goût prononcé que les hommes ont pour les humanoïdes, si l'on pense à tous ces mécanismes d'horlogerie animant des scènes avec hommes et animaux de bois peint.
Ainsi, quand Mary Shelley écrit Frankenstein au début du XIXe siècle, quand Asimov écrit des sagas de robots au XXe, ils ne font que puiser dans les motifs technologiques qui leur sont contemporains, et dans une idée ancienne. La science-fiction n'est pas le fantasme de demain, elle est une lecture du présent, une expression d'un désir de création vieux comme le monde. La statue Galatée déjà dans l'Antiquité grecque prenait vie et s'affranchissait de son créateur.
Depuis que l'homme les a imaginés, les robots cherchent à prendre vie. Vivement qu'on puisse avoir une vraie discussion avec eux.
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Décadences et grandeurs de Mars la rouge |
le 30 septembre 2008 |
Les sondes cherchent de l'eau sur mars depuis quelques temps déjà. Elles ont d'abord trouvé de la glace, et elle viennent de repérer une chute de neige. N'est-ce pas incroyable ? Certains hommes n'ont pas encore pu voir tomber de la neige sur Terre que d'autres en ont observé sur une autre planète. Décidément, nous ne vivons pas tous dans le même monde.
Ceci dit, la nouvelle est fracassante. Car il fut une époque où Mars était considérée comme morte. Les premières observations des sondes spatiales avaient confirmé que non, les petites bonhommes verts n'existaient pas. On avait laissé tomber la planète qui pendant des dizaines d'années avait été la source de tous nos fantasmes de Terriens.
Seuls quelques-uns ont poursuivi le rêve antédiluvien de la découverte d'un ailleurs, et sous couvert de missions scientifiques, ils ont cherché de l'eau, qu'ils ont finalement découverte là où elle se trouvait le plus probablement : sur la planète du système solaire ressemblant le plus à la Terre, la petite sœur glaciale, Mars. Depuis, c'est le grand retour de la vie extra-terrestre. Il ne s'agira peut-être que de bactéries et autres être insensibles monocellulaires, mais tout de même... Qui sait si un jour nous ne pourrons insuffler un souffle vital à ce vaste désert...
De Mars la rouge à Mars la bleue, ou comment les rêves scientifiques et littéraires se rejoignent.
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Les mondes renversés de Lewis Carroll |
le 21 septembre 2008 |
Les bons vieux classiques de la littérature de l'imaginaire ne sont pas des classiques pour rien. Parmi eux, Alice au pays des merveilles continue à nous fournir quelques clefs de ce qui fait une bonne histoire indépassable.
Tout tourne autour du renversement et du dérèglement. Lewis Carroll renverse l'espace pour nous emmener dans le merveilleux, il renverse le temps et nous traîne dans l'angoisse d'un monde fluctuant, il renverse les valeurs sociales et l'ordre réglé des adultes pour nous offrir la possibilité de nouvelles relations avec les êtres et les choses. Il dérègle les sens, et brutalement nous avons l'impression d'entrer dans une réalité parallèle.
Lewis Carroll nous bouscule et nous donne en même temps le plaisir de la découverte. En nous emportant ailleurs, il nous permet de nous regarder avec un œil neuf, de nous sortir de notre cage matérielle. Prisonniers de la Terre et de l'ordre du temps, nous pouvons accéder grâce à Alice à un autre monde. Car depuis Einstein nous le savons, des milliers de mondes sont possibles.
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vendredi 17/02/12
Roman jeunesse » Bla bla

